Notre histoire

Plusieurs migrations ont caractérisé la vie des populations avant la colonisation. Les Fang et Baka seraient venus du Gabon et de la Guinée équatoriale, fuyant ainsi la traite négrière, l’esclavage, les guerres tribales. Ils se sont retrouvés autours de la ville coloniale allemande d’Akoafem avant 1914. Cette ville coloniale d’Akoafem a aussi drainé les populations Kaka et Baya de l’Est du Cameroun. Les Kaka, dit-on, seraient venus de la rive droite de la rivière Boumba, à la recherche des meilleures conditions de vie et des facilités pour écouler leurs produits.

Pygmées-Baka

Pygmées-Baka

Les Pygmées-Baka constituaient un peuple nomade, restant fortement dépendants des produits de la forêt. Installés dans la zone à la recherche des zones riches en ressources naturelles pour mener leurs diverses activités de chasses, pêche et de cueillette. Les peuples pygmées se sédentarisent tout en restant fortement dépendants des produits de la forêt. Aujourd’hui poussés par l’action des partenaires au développement, ils s’organisent afin de tirer bénéfice de ces activités autrefois considérées de subsistance.

Les Zamanes seraient quant à eux arrivés de Zoétélé où l’on trouve encore des racines de cette tribu qui se serait désolidarisée du reste du groupe à la suite des guerres tribales de l’époque précoloniale et s’étaient installés autour d’Akoafem. Après la destruction de cette ville allemande, les ancêtres furent forcés par l’administration française en 1926 à s’établir par affinité le long des routes sur les sites actuels vers la ville de Djoum.

Ces peuples vivront en paix jusqu’ en 1968 date de l’arrivée des rebelles venus du Congo et entraînant plusieurs membre de la communauté dans le maquis. Ce n’est qu’en 1973 que la paix et la stabilité reviennent dans la communauté.

Aujourd’hui, la ville de Djoum et sa banlieue proche compte une population cosmopolite d’environ 6 036 habitants en 2014. Les ethnies dominantes qui composent les villages périphériques de la forêt communale de Djoum sont :

  • Les Nfangs sur l’axe routier reliant la ville de Djoum à celui d’Oveng
  • Les Zaman sur l’axe routier Djoum-Mintom
  • Les Bulus sur l’axe routier Djoum-Sangmelima
Djoum ajourd'hui...

Djoum ajourd’hui

Ces ethnies sont réparties en trois cantons dont les chefs-lieux se trouvent à Mfem pour les Fang, à Meyos-Obam pour les Zaman et à Mveng pour les Bulus.